SANS VOIX
Des jeunes sans bouche en mal de communication. Une histoire originale mais pas assez aboutie.
Drôle d’ambiance sur l’île de Mokmok où, depuis un terrible cycle de violences, la population a décidé de ne plus prononcer une parole, les mots étant considérés comme un vecteur de haine. En réaction, seule la communication écrite subsiste, favorisant des échanges plus réfléchis. Résultat, tout le monde a vu sa bouche s’atrophier! Tout le monde sauf Awarè, un garçon à queue de raton laveur passionné de musique. Un jour, il croise la route de Rebi qui souhaite plus que tout retrouver sa bouche, et Moroi, la fille du maire, triste et solitaire qui voudrait se réconcilier avec Rebi.
Drôle d’ambiance donc et drôle de récit que ce « Sans voix » 100% italien. Parti d’une idée originale, il mêle les genres et les styles. L’histoire fantastique se veut en fait une fable adolescente sur les relations humaines et l’incommunicabilité, l’amitié et l’amour. Dessinée d’un trait fin et doux, c’est un mix entre la bande dessinée européenne et l’animation japonaise avec des décors soignés et des personnages de manga aux grands yeux dotés de quelques attributs animaux (oreilles, queues, plumes, etc). Une dernière particularité (pas vraiment exploitée ici) qui renforce la singularité d’un album ambitieux, agréable dans la réalisation mais à la conclusion précipitée peu convaincante.
Dessinatrice: Lidia Bolognini – Scénaristes: Alessandro Atzei et Manuele Morlacco – Editeur: Glénat – Prix: 20 euros.

