LA FORCE DE VIVRE
Un récit autobiographique émouvant autour de l’amitié éternelle liant Laurent à Cyril, jeune homme solaire qui va se battre courageusement contre plusieurs maladies graves.
C’est l’histoire d’une amitié incroyable, indicible et inexplicable, plus forte que les aléas de la vie et au delà de la mort. Celle de Laurent et Cyril. Le premier est timide et sombre, le second extraverti et solaire. Le premier c’est Laurent Astier, auteur de cet épais roman graphique au dos toilé, et il livre ainsi une très bel hommage à son ami emporté prématurément par la maladie et dont on aperçoit le vrai visage au travers de quelques photos reprises en fin d’album.
Astier (« Dos au mur », « La venin ») raconte sa rencontre à 20 ans avec son voisin de palier près de Châteauroux, tout ce que lui a fait découvrir Cyril et puis leurs retrouvailles après qu’un déménagement les a tenu éloignés quelques années. A partir de là, ils ne se quitteront plus vraiment tandis que chacun construit sa vie de famille et que Cyril affronte des maladies successives.
En mettant en scène d’un trait réaliste des moments-clés tout autant que des anecdotes colorisés dans différentes teintes selon les périodes, l’auteur nous montre à quel point il aime et admire son ami qu’il ne cesse de comparer à un super héros tout en muscles. Il y a de la tristesse mais aussi des moments joyeux. Une si belle amitié est forcément émouvante d’autant que l’on sait dès le début que Cyril est décédé. Pour le lecteur qui est forcement moins touché que Laurent Astier, l’ensemble (plus de 200 pages) est peut être un peu long, redondant par moments, mais on sent que « La force de vivre » a un côté cathartique pour l’auteur qu’on ne saurait lui retirer. Petite mention aussi pour l’épisode de comics imaginé en fin d’album avec bien sûr Cyril dans le rôle de The Force, un super-héros du BTP.
Dessin et scénario: Laurent Astier – Editeur: Rue de Sèvres – Prix: 29,90 euros.

