ALESSIA

Un peintre célèbre revient en Italie sur les traces de ses amours perdues. Une déambulation mélancolique.

Alors qu’il doit préparer une exposition à Paris, RG Cactus, peintre reconnu, revient sur les traces de ses amours napolitaines perdues, cherchant à travers ce paisible voyage un remède à sa mélancolie. Au fil de cette lente déambulation dans l’Italie des années 50 ou 60, à travers les ruelles de Capri, ses jolies villas où l’on sirote un verre en terrasse et ses plages désertes où l’on peut se baigner nu dans l’eau turquoise, R.G. Cactus livre ses tourments existentiels. L’amour, le temps qui passe… « J’étais un Modigliani, je suis devenue un Bernard Buffet », constate amèrement un énième verre de grappa à la main la Marchesa, une des anciennes muses du peintre, dont la particularité est d’être un… cactus! Heureusement, sa rencontre avec un jeune Napolitain terre à terre et plein de bon sens va l’aider à relativiser pour profiter des petits plaisirs quotidiens comme les rayons du soleil sur la peau.
L’intrigue manque de rebondissements et de piquant, les passages entre le passé et le présent restent trop peu marqués mais le style ligne claire un brin désuet de David Merveille (« Amore ») et la colorisation douce faisant ressortir la teinte verte cactus font d' »Alessia » une agréable petite parenthèse nostalgique.

Dessinateur: David Merveille – Scénariste: Zidrou – Editeur: Delcourt, collection Mirages – Prix: 19,50 euros.

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