SPECTREGRAPH

Un manoir que l’on dit hanté et abritant une mystérieuse machine. Un huis-clos d’horreur prenant.

Après le remarqué « The Nice House on the lake » (Fauve de la meilleure série au Festival d’Angoulême 2024), James Tynion IV propose un nouveau classique de l’horreur, cette fois avec Christian Ward (« Invisible Kingdom », Eisner award du meilleur artiste multimedia) au dessin. Nous ne sommes plus dans une luxueuse villa en pleine nature avec vue sur un lac mais dans un très étrange manoir, à quelques kilomètres au nord de Los Angeles. Celui-ci appartenait à un magnat de l’industrie féru d’occultisme qui en a fait une véritable forteresse destinée à protéger la construction d’une mystérieuse machine. A son décès, les acheteurs potentiels espèrent découvrir enfin ce qu’il cachait. Janie, agent immobilier et mère célibataire, s’apprête justement à faire visiter l’endroit à une énigmatique jeune femme appelée Jesper.
Conçu sous forme de flashbacks identifiés par des dates, « Spectregraph » est une histoire de fantômes, des spectres découpés en tranches qui déambulent dans les couloirs d’un labyrinthe sombre et oppressant et auxquels les deux protagonistes vont devoir échapper tout en essayant de trouver la clé pour sortir du manoir… Un sentiment de malaise et d’angoisse se dégage des planches au découpage audacieux et à la colorisation numérique vive et contrastée. Mais même si les actions ne sont pas toujours très claires, c’est plutôt prenant et le final est réussi.

Dessinateur: Christian Ward – Scénariste: James Tynion IV – Editeur: Delcourt, collection Contrebande – Prix: 23,75 euros.

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