MAKABI – Tome 2. Appleton Street

Un deuxième opus aussi riche en suspense que le précédent dans cette histoire mêlant tueurs de la mafia russe, FBI et traite des blanches.

Comptable au FBI, la vie de Lloyd Singer a pris un tour nettemment plus mouvementé depuis que l’agent La Bianca l’a chargé de veiller sur une jeune Russe et sa fille, témoins dans une affaire de traite des blanches. Poursuivi par les tueurs de la mafia russe et réfugié dans sa famille au coeur du quartier juif, Lloyd Singer prend les choses en main et échafaude un plan pour sortir définitivement ses deux protégées de cet enfer.

Le premier tome, « Poupées russes », s’est vendu à 17.500 exemplaires en six mois selon les chiffres fournis par l’éditeur. Un succès qui devrait se répéter, ce nouvel opus étant au moins du même niveau.

Aussi riche en suspense que les précédentes séries phares de Luc Brunschwing – « L’Esprit de Warren » et « Le Pouvoir des Innocents » – , mais beaucoup moins noire, « Makabi » surprend. En particulier dans ce deuxième tome qui change de décor: ayant perdu son escorte dans une fusillade et ses appuis au FBI, Lloyd Singer devra surtout compter sur son entourage. Des armoires à glaces en costumes noirs on passe donc à une famille haute en couleur, des frères et sœurs possessifs à la mamie gâteau. Et comme la famille de Singer est assez marrante dans le genre « je-me-mêle-de-tout-mais-c’est-parce-qu’on-t’aime », cela donne des moments assez drôles, voires touchants, qui font passer la pilule. Car la base de l’histoire est en réalité sordide: une affaire de prostitution forcée et l’équilibre d’une enfant menacé.

D’ailleurs ce 2e tome nous apporte de nombreuses informations sur la vie antérieure de la jeune Russe. En revanche, le « héros masqué », qui apparaissait dans le tome 1, continue d’interferer dans l’histoire présente sans que l’on parvienne encore vraiment à comprendre comment le frêle Lloyd Singer a pu se transformer en un justicier musclé surnommé Makabi. Concernant le dessin d’Olivier Neuray qui manquait un peu de régularité dans le premier tome, il s’est ici bien amélioré.

Bref « Appleton street » vient confirmer les premières bonnes impressions laissées au premier album. Le prochain opus devrait clore le cycle.

Dupuis

Share