LES FAUVES

Trois jeunes femmes s’attaquent au machisme ordinaire en taguant des vulves géantes sur les murs. Une BD simple et moderne autour du militantisme nécessaire.

Quelques jours après la Journée internationale de la femme, le 8 mars, « Les Fauves » sonne comme une ode au militantisme et aux droits des femmes contre le machisme ordinaire, les paroles sexistes, le harcèlement au travail, à l’école ou dans la rue… Aïdée, Pénélope et Zora, trois colocataires joyeuses et fonceuses, décident de taguer des vulves fleuries géantes sur les murs d’auteurs de violence de genre. Jusqu’à ce que, pleines d’assurance et galvanisées par leur action, elles s’en prennent à une bande d’extrême droite goûtant peu à ce genre d’art…
Avec cette bande de colocataires et leurs proches, Aurelle Gaillard et Francesca Marinelli passent un peu en revue tout ce qui se fait en matière de violences sexistes et sexuelles mais c’est amené naturellement et le lecteur prend plaisir à suivre les péripéties de ces jeunes gens attachants, dessinées d’un trait moderne et coloré débordant d’énergie.
Aurelle Gaillard, qui a déjà déjà abordé le thème du cyberharcèlement dans « Ratures Indélébiles », interroge ici sur fond de sororité et de militantisme avec simplicité les limites de la liberté d’expression mais aussi les rouages du harcèlement à l’ère des réseaux et l’impunité des haters. Avec une conclusion: la nécessité de rompre l’isolement et de lutter en groupe.

Dessinatrice: Francesca Marinelli – Scénariste: Aurelle Gaillard – Editeur: Glénat – Prix: 20,50 euros.

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