LE SERPENT MAJUSCULE

Une tueuse à gages vieillissante perd la tête et sème les cadavres sur sa route. Une adaptation réussie d’un romain de Pierre Lemaître.

Sous ses airs de vieille dame tranquille promenant son chien, Mathilde est une tueuse à gages froide et impitoyable. Mais l’âge n’arrange rien et la septuagénaire accumule les ratés. Jusqu’où Henri, son boss et ancien camarade dans la Résistance, pourra-t-il la protéger?
C’est loin d’être la première adaptation BD des romans de Pierre Lemaître: « Au-revoir là-haut », « La brigade Verhoeven », « Couleurs de l’incendie », « les enfants du désastre », etc, et maintenant « Le serpent majuscule » dont il signe lui-même le scénario. Une histoire remaniée pour coller au médium mais qui reste fidèle à l’esprit. L’équipée sanglante de l’héroïne dans la France des années 80, la riche galerie de personnages secondaires, le découpage dynamique et les dialogues bien sentis et le dessin expressif aux couleurs lumineuses font donc du « Serpent majuscule » un thriller décalé, violent, immoral, diablement efficace.

Dessinateur: Dominique Monféry – Scénariste: Pierre Lemaitre – Editeur: Rue de Sèvres – Prix: 20 euros.

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