LA PRINCESSE PEAU D’ÂNE

Cachée sous une peau d’âne, une princesse est contrainte de fuir son père qui veut l’épouser. Une très jolie version graphique d’un conte toujours très moderne.

Sur son lit de mort, une reine fait promettre à son époux amoureux de ne se remarier que s’il trouve une femme aussi belle et aussi sage qu’elle. Or celui-ci finit par se mettre en tête qu’il s’agit de sa propre fille! Aidée par sa marraine, celle-ci finit par s’enfuir cachée sous une peau de bête.
Le célèbre conte de Charles Perrault est paru en 1694, lui-même adapté d’un récit populaire antérieur. Et pourtant le sujet y est encore totalement d’actualité. On y parle en effet d’inceste, de consentement et de nécessaire protection de l’enfant.
Cécile Chicault, qui a déjà adapté des contes des frères Grimm (« Le Diable aux trois cheveux d’or », « L’oiseau d’or »), signe une « Peau d’âne » très réussie. A partir du texte d’origine en vers, elle propose une version graphique élégante presque symbolique au crayon de papier et à l’aquarelle. Loin du réalisme terrible du sujet, ses planches sont oniriques et exubérantes avec des cases et des pleines pages chargées en motifs et enluminures de toutes sortes, le tout soutenu par la colorisation douce de Flavia Castagna.

Dessin et scénario: Cécile Chicault, d’après Charles Perrault – Editeur: Jungle – Prix: 16,95 euros.

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