LA NUIT EST BELLE
Après avoir raté leur avion, deux inconnus partent pour une nuit d’errance dans Paris, guidé par un fantôme. Un one-shot agréable mais un peu convenu.
Deux jeunes gens qui ne se connaissent pas – un homme surendetté que sa femme vient de quitter et une danseuse qui n’a pu faire ses adieux à sa meilleure amie décédée – ratent leur avion à Paris. Pas de chance, le suivant est plein. En attendant de reprendre un nouveau vol le lendemain, ils se rendent au cimetière du Père-Lachaise sur la tombe d’Oscar Wilde, le « quasi fantôme » de l’écrivain irlandais qui décrète qu’ils resteront bloqués à Paris tant qu’ils ne se libèrent pas de leurs démons intimes qui les empêchent d’avancer.
Quatre individus (une pharmacienne suicidaire va venir rejoindre le trio) à travers les rues d’un Paris endormi… Cette sorte de huis-clos psychologique qui rappelle bien des histoires de rencontres improbables qui changent la vie n’est pas des plus originales, même si tomber sur le fantôme d’Oscar Wilde n’est pas donné à tout le monde… Les rebondissements imaginés par David Graham (pseudonyme de Julien Frey, auteur de « White Only » et de « Monsieur Apothéoz ») semblent également artificiels et le portrait soigné des personnages reste un peu superficiel malgré tout. L’ambiance feel-good, le ton léger, avec ses quelques d’humour, et les planches fluides à la colorisation douce d’Aurélie Guarino (« Les vies de Charlie ») font néanmoins de « La nuit est belle », une lecture agréable.
Dessinatrice: Aurélie Guarino – Scénariste: David Graham – Editeur: Grand Angle – Prix: 19,90 euros.

