FAUSSE COUCHE, VRAIE QUESTION

Mathilde Lemiesle questionne comment cet événement est vécu par la personne qui perd un enfant lorsque le fœtus n’est pas viable. Si cet événement n’est pas rare, pourquoi ne pas en parler plus ouvertement ?

Chaque année en France quelque 200.000 femmes subissent une fausse couche ou une grossesse arrêtée, soit une femme sur quatre qui sera concernée au moins une fois dans sa vie. Pourtant le sujet reste tabou, l’évènement minimisé et laisse parfois les femmes et les couples dans une grande solitude.
Mathilde Lemiesle, qui a déjà retracé son parcours pour devenir mère dans « Mes presques riens » et a elle-même vécu plusieurs fausses couches, a choisi de raconter cette épreuve traumatique à travers l’Histoire, la sociologie médicale ou encore la politique. Avec un graphisme expressif en rouge et noir à la présentation très ludique, l’album propose des planches aérées malgré les textes explicatifs. Le ton est juste et les questions pertinentes. Pour apporter les réponses, l’autrice donne la parole à des femmes ayant vécu cette expérience mais aussi au personnel médical, aux historiennes et aux militantes féministes.
« Fausse couche, vraie question » est donc un album pédagogique et nécessaire pour faire entrer dans le débat public un sujet que l’on cantonne plutôt à l’intime. Pour aller plus loin, Mathilde Lemiesle sensibilise aussi à la grossesse arrêtée, la maternité et le corps son son compte Instagram.

Dessin et scénario: Mathilde Lemiesle – Editeur: Glénat – Prix: 22,50 euros.

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