Festival d’Angoulême: les parties entendues au tribunal
Anciens et nouveaux organisateurs ont plaidé devant le tribunal.
Les plaidoiries ne devraient «pas dépasser 20 minutes», avait prévenu la présidente du tribunal lors de l’audience de fin juillet 2026. Las. L’audience devant le tribunal d’Angoulême dans le litige opposant l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême ( ADBDA) et la société Morgane aux organisateurs historiques (9e Art+ et l’association FIBD) aura duré plus de deux heures ce mercredi 16 septembre 2026, rapporte le journal Charente Libre.
Les anciens organisateurs estiment avoir été écartés injustement après l’annulation du festival 2026. Leur avocat accuse notamment l’ADBDA et les pouvoirs publics d’avoir organisé leur remplacement et d’avoir rendu impossible la préparation d’une édition 2027 par 9e Art+. Ils réclament 300.000 euros d’indemnités et provisions et l’annulation de l’appel à projets. 9e Art+ estime par ailleurs ses pertes à environ 1,6 million d’euros.
De leur côté, l’ADBDA et Morgane contestent ces accusations. Ils estiment que les difficultés du festival sont dues à l’ancienne organisation, notamment au boycott d’auteurs et d’éditeurs en 2026.
Un problème juridique pourrait changer la procédure, selon Charente Libre : la propriété de la marque «Festival international de la bande dessinée». Le tribunal d’Angoulême n’étant pas compétent en matière de propriété intellectuelle, l’affaire pourrait être transférée à Bordeaux, ce qui prolongerait considérablement le litige. Le tribunal doit rendre sa décision le 14 octobre 2026.
Pendant ce temps, la société Morgane prépare déjà l’édition 2027, prévue du 27 au 31 janvier 2027, avec environ 300 rencontres et une dizaine d’expositions. Mais les éditeurs et autres acteurs du festival restent dans l’incertitude en attendant la décision de justice.
