L’AMOURANTE
Être aimée pour vivre éternellement, ne jamais aimer pour ne pas vieillir. Telle est la malédiction de Sophie. Un récit très plaisant.
Dans « L’amourante », il est évidemment question d’amour. Un sujet éternel choisi par un ancien journaliste nouveau venu dans la bande dessinée, Pierre Alexandrine. Tout commence à Paris, de nos jours. Zayn est dévasté: Louise l’a quitté brutalement alors qu’il commençait à avoir des sentiments pour elle. Lorsqu’il la supplie de lui donner une explication, elle se résout à lui raconter son incroyable histoire…
Car Louise est une « amourante ». Simple paysanne née au Moyen-âge, la jolie blonde a traversé les siècles grâce à son don: l’amour qu’on lui porte lui permet de conserver la jeunesse éternelle mais elle-même ne peut tomber amoureuse sous peine de vieillir rapidement. En quelque 230 pages, l’album raconte ainsi le périple historico-romantique de Louise à travers les époques et les continents, multipliant les rencontres, séduisant les hommes, brisant les coeurs, côtoyant les figures féminines diabolisées et devenant au fil des siècles une observatrice avertie du genre humain.
Entre scènes intimistes et séquences historiques, l’album, qui questionne avec pas mal d’ironie les injonctions à plaire et la peur de vieillir, offre un récit plaisant et maîtrisé malgré une mise en page et un graphisme semi-réaliste un peu trop sages.
Dessin et scénario: Pierre Alexandrine – Editeur: Glénat – Prix: 25 euros.

