RAY RINGO – Tome 1. La porte du diable
Traque dans les Rocheuses après que la fiancée du convoyeur de la Wells Fargo a été enlevée. Classique.
Après Bob Morane, c’est une autre série de William Vance que reprend Corbeyran: « Ray Ringo » (puis « Ringo »), née dans le Journal de Tintin en 1965. Face à la réduction de personnel mettant la sécurité des passagers en danger, notre convoyeur de la Wells Fargo, décide de raccrocher. Il accepte néanmoins une dernière mission: escorter un secrétaire d’État du territoire du Nevada sur un itinéraire qui passe justement par Independence Rock, la ville où est soignée sa fiancée, récemment blessée dans une attaque. Mais son lieu de convalescence est attaqué et la jeune femme enlevée.
« Ray Ringo » reprend les codes du western tant sur la forme que sur le contenu. Surzhenko (« La jeunesse de Durango ») joue de son trait réaliste et détaillé pour mettre en scène des gunmen à cheval parcourant les grands espaces, un beau héros au cœur pur, des bandits méchants et une belle jeune femme en danger… Le scénario est classique, les rebondissements sont assez convenus et certaines situations ou décors ont du mal à convaincre (comme l’homme assoiffé alors qu’il a passé deux jours dans un puits, la végétation bien verte sous le cagnard) mais il y a du rythme et les amateurs de westerns à l’ancienne apprécieront sans doute ce clin d’oeil tout en nostalgie.
Dessinateur: Roman Surzhenko – Scénariste: Corbeyran – Editeur: Le Lombard – Prix: 15,95 euros.

