LES FEMMES NE MEURENT PAS PAR HASARD

Comment la justice s’empare-t-elle des affaires de violences faites aux femmes? Plongée dans les tribunaux avec une avocate féministe.

«Je ne défends plus les hommes. Leur violence, je n’en peux plus. Mais je vous raconter les femmes, celles qui viennent me trouver dans mon cabinet, celles qui veulent échapper à leurs oppresseurs, celles qui demandent justice.» Anne Bouillon, avocate et féministe, a choisi la cause des femmes victimes de violences et la journaliste Charlotte Rotman s’est glissée dans son cabinet de Nantes et dans les prétoires des tribunaux pour écouter les victimes, dans le sillage de #MeeToo et de la libération de la parole féminine.
L’angle est judiciaire, il montre à travers des exemples concrets et authentiques de féminicides, violences, de harcèlement ou d’agressions sexuelles, comment la loi française et ses institutions traitent ces affaires, alors que parfois même les victimes ont du mal à dénoncer des agresseurs qui se présentent souvent comme des hommes ordinaires. Au dessin, Lison Ferné a su rendre assez dynamique cette BD documentaire au propos grave mais qui montre que les choses avancent doucement.

Dessin: Lison Ferné – Scénario: Charlotte Rotman – Editeur: Steinkis – Prix: 24 euros.

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