JAUNE – Tome 1
Une ado harcelée et agressée, un tueur psychopathe dans la nature… Une bon début de série B.
Run, nourri de culture américaine, de séries B et horrifiques, s’essaye à un genre en vogue dans les années 80 et 90: les slashers movies, ces films mettant en scène les meurtres d’un tueur psychopathe, éliminant méthodiquement les membres d’un groupe de jeunes.
C’est d’ailleurs l’histoire d’un tueur au ciré jaune, armé d’une machette et portant une biche sur l’épaule que raconte les moniteurs d’un camp de vacances aux adolescents présents à la veillée, dont Lucie. Celle-ci est le souffre-douleur du groupe et subit au quotidien les humiliations de ses camarades jusqu’à ce que la jeune fille découvre une scène qu’elle n’aurait pas dû voir. Les harceleurs vont alors s’acharner sur elle physiquement…
Percutant du fait de l’incroyable violence de certaines séquences, du rythme insufflé, du trait style manga dynamique n’hésitant pas à tomber dans l’exagération, « Jaune » s’avère particulièrement efficace. Certes, on reste beaucoup dans l’hommage et les ficelles sont connues mais les flashbacks sont bien intégrés et l’ensemble est vraiment sympa à lire. Deux autres tomes sont en outre prévus, avec une intrigue amenée à se développer donc.
Dessin et scénario: Run – Editeur: Rue de Sèvres – Prix: 13,90 euros.
