DEATHBRINGER

Un guerrier solitaire et une sorcière inquisitrice unis contre un dévoreur de mondes. Un univers médiéval hanté par des forces occultes graphiquement spectaculaire.

Premier album d’Ismaël Legrand, seul aux manettes, « Deathbringer » est une vraie claque graphique. Une édition soignée au dos toilé et à la couverture de noir et d’or et surtout des illustrations spectaculaires au noir et blanc puissant et contrasté qui plongent sur quelque 200 pages le lecteur au coeur d’un univers médiéval particulièrement sombre: un guerrier solitaire et une jeune inquisitrice vont faire lutte commune contre un dévoreur de mondes qui s’est échappé de sa prison magique pour corrompre les âmes et détruire le vivant.
Derrière le dessin réaliste riche en détails et en décors, l’histoire – où la violence et le gore font bon ménage avec l’ésotérisme, la nécromancie, l’occultisme et les zombies – reprend les codes de la dark fantasy dans un scénario touffu mais finalement assez classique et convenu: des héros meurtris par la vie réunis autour d’une cause commune, des méchants corrompus par la cupidité et le pouvoir et… un tas de jeunes femmes nues.
Avec ce one-shot, Ismaël Legrand issu de l’animation, fait en tout cas une entrée remarquée dans le monde du 9e art.

Dessin et scénario: Ismaël Legrand – Editeur: Delcourt – Prix: 25,50 euros.

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