BESTIA – Tome 1
Des bêtes monstrueuses sèment le chaos dans la ville mais une jeune chasseuse tente d’intervenir. Un bon divertissement.
Dans un environnement urbain tentaculaire ne laissant pas de place à la nature, des « bestia » sèment la terreur et la destruction en se déplaçant. Jacquie, une jeune chasseuse solitaire, traque particulièrement un de ces animaux géants de la taille d’un immeuble, celui qui sévit dans le quartier Cécropias. Elle va recevoir l’aide de Kevyn, un mécanicien débrouillard qui va lui servir de guide dans les bas-fonds.
Manga imaginé par Corc, originaire du Sud-Ouest et qui signe son premier album, « Bestia » s’inspire des histoires nippones de kaiju, ces monstres au pouvoir de destruction impressionnant que l’on trouve beaucoup au cinéma, à l’instar du fameux Godzilla. Ici, la bestia en question, est une sorte de hyène géante aux crocs acérés.
Si le style graphique emprunte aussi aux codes du manga avec un découpage dynamique et des planches en noir et blanc au trait vif, le format de l’album est celui d’un roman graphique européen. Avec ses décors urbains quasi post-apocalyptique qui nous plongent dans un enchevêtrement d’immeubles déglingués au milieu desquels la vie humaine tente de survivre, « Bestia » attire et questionne sur la place des hommes dans la nature et des animaux dans un environnement urbanisé. Le volume 2 qui devrait nous en apprendre davantage sur les relations de Jacquie avec les bestias est déjà attendu pour juin 2025.
Dessin et scénario: Corc – Editeur: Les Humanoïdes Associés – Prix: 19,95 euros.
