ANCOLIE

Les déboires d’une jeune sorcière fêtarde et blasée. Déjanté mais brouillon.

Depuis des siècles, une sorcière se traîne de beuveries en aventures sans lendemain à des fêtes peuplées de vampires et de monstres, des rave partys chez les elfes et des afters dans des tavernes. C’en est trop pour le Haut Conseil qui exige d’Ancolie qu’elle accomplisse enfin un haut-fait sous peine d’être excommuniée. La sorcière décide alors de sauver le monde en lançant un sortilège de compassion.
Tel est en tout cas le résumé de cette bande dessinée imaginée par Salomé Lahoche, prix Révélation ADAGP/Quai des bulles 2024 pour « Ernestine », et colorisée par Thaïs Guimard. Car concrètement, on peine à y arriver, les deux premiers tiers de l’album au trait simple embarquant en réalité le lecteur dans les exubérances alcoolisées, les provocations et la fuite en avant d’Ancolie au gré d’une narration assez bordélique. C’est dommage car la figure déjantée de la sorcière revisitée sur fond de féminisme, d’écologie et de culture pop avait de quoi séduire.

Dessin et scénario: Salomé Lahoche – Editeur: Glénat – Prix: 23 euros.

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