Il y aura un appel d’offres pour l’organisation du festival d’Angoulême 2028
L’association du festival international de la bande dessinée d’Angoulême a répondu à la revendication des auteurs et éditeurs.
Face aux menaces de boycott du Syndicat des travailleur·euse·s artistes-auteurs, du collectif MeTooBD et de la Ligue des auteurs professionnels notamment, l’Association pour le développement de la bande dessinée d’Angoulême (ADBDA) a annoncé dans un communiqué sa décision de réaliser «une consultation pour l’organisation de son événement à compter de l’édition 2028» du festival.
En avril 2025, l’association avait déjà annoncé la non-reconduction du contrat qui la lie jusqu’en 2027 avec la société gestionnaire historique 9eArt+, dirigée par Franck Bondoux et dans la tourmente depuis une enquête parue dans l’Humanité magazine épinglant le licenciement d’une salariée après sa plainte pour viol, un management toxique, un manque de transparence et des « dérives » commerciales.
« Ma priorité absolue est d’agir dans l’intérêt supérieur du Festival », rappelle dans le communiqué la présidente de l’association Delphine Groux qui, il y a encore quelques semaines, envisageait de créer une SAS (société par actions simplifiée) entre l’Association fondatrice du Festival de la BD et la société 9e Art+.
