Festival d’Angoulême: l’État contre son « appropriation » par un « acteur privé »

Le ministère de la Culture a réagi à son tour à la réforme de l’organisation de la manifestation.

Alors que le contrat qui lie la société 9e Art+ avec le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême arrive à échéance en 2027 mais doit être dénoncé avant mai 2025, la question se pose de plus en plus vivement sur la gestion de la manifestation.
Empêtrée dans des affaires de viol présumé et de management toxique et accusée de dérives commerciales, la société 9e Art+, dirigée par Franck Bondoux, envisage de fusionner avec l’association fondatrice du festival, ce qui garantirait « ni mise en concurrence ni projet alternatif », comme le notait Libération. Le ministère de la Culture qui fait partie des principaux contributeurs publics du festival a réagi le 8 avril: « L’État sera particulièrement vigilant à ce que la marque FIBD ne fasse pas l’objet d’une appropriation par un acteur privé ». État et collectivités fournissent près de la moitié des 6,3 millions d’euros de budget du Festival.
En attendant, le conseil d’administration de l’association du FIBD se réunira le 18 avril 2025 avec, à l’ordre du jour, la « dénonciation » du partenariat actuel.

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