Festival d’Angoulême: les organisateurs évincés saisissent la justice


L’association FIBD et la société 9e Art+ réclament le paiement à titre provisionnel de 300.000 euros de dommages et intérêts.

La société 9e Art+ qui organisait depuis 2007 le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême avant l’annulation de l’édition 2026 et l’association FIBD, qui détient les droits depuis sa création en 1974, contre-attaquent. Elles ont en effet saisi le tribunal judiciaire d’Angoulême pour empêcher l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), qui regroupe financeurs publics et professionnels de poursuivre son appel à projets afin de choisir un nouvel organisateur pour 2027. «Appropriation brutale» de l’événement, «parasitisme» et «concurrence déloyale», les organisateurs évincés ne mâchent pas leurs mots et demande que cette interdiction soit assortie d’une astreinte de «1.000 euros par infraction constatée».
Dans leur assignation, ils réclament en outre, à titre provisionnel, 300.000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi, dont 250.000 euros seraient versés à 9e Art+ et 50.000 euros à l’association FIBD. L’ADBDA serait citée à comparaître le 18 mars 2026 à Angoulême.

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