Festival d’Angoulême: l’ADBDA reprend la main
Les financeurs publics proposent une nouvelle gouvernance sans Delphine Groux, présidente contestée de l’association historique.
Face aux menaces de boycott de l’édition 2026 et pour tenter de sortir de la crise, la préfecture et le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, le département de la Charente, la ville et l’agglomération d’Angoulême annoncent dans un communiqué commun proposer « aux professionnels que l’ADBDA (Association pour le développement de la bande dessinée d’Angoulême, ndlr), qui réunit les pouvoirs publics, les professionnels et le festival, pilote la prochaine mise en concurrence qui désignera un successeur à l’actuel organisateur ». « Le siège de l’association historique du FIBD au sein de l’ADBDA ne sera pas occupé, à sa demande, par Delphine Groux » mais par Dominique Brechoteau, ancien président, précisent en outre les financeurs publics.
Une assemblée générale sera organisée à l’occasion de la 53e édition du festival (du 29 janvier au 1er février 2026), « assortie de temps de travail sur les conditions d’accueil des professionnels, la lutte contre les VHSS (violences et harcèlements sexistes et sexuels) et la future mise en concurrence ». « L’ADBDA reprendra, dans cette future mise en concurrence, les attendus que différents acteurs ont exprimés sur l’amélioration du festival de la bande dessinée d’Angoulême, en particulier la défense des droits des auteurs, la garantie des droits de monstration (droits d’auteur permettant à un artiste de percevoir une rémunération lorsque son œuvre est exposée publiquement, ndlr), l’amélioration des conditions d’accueil, mais aussi la transparence dans l’organisation », note le communiqué, également cité par le quotidien Charente Libre.
