OBSCURIUS – Tome 1. Lucy
Paris en ruines, démons en liberté et fantômes errants. Début d’un diptyque post-apocalyptique classique mais plutôt efficace.
C’est un Paris méconnaissable que l’on découvre: une capitale en ruines sous un ciel écarlate permanent et des fantômes errants dans les rues depuis que des démons ont ouvert une brèche dans notre monde et pris possession des vivants. Dans ce décor de fin du monde, Lucy possède un étrange pouvoir : celui d’absorber les ectoplasmes. De quoi faire d’elle un possible espoir pour une humanité au bord du gouffre.
Action, fantastique, horreur et ésotérisme sont au programme de cette nouvelle série imaginée par le très prolifique scénariste Corbeyran (« Le chant des stryges », « Le régulateur », etc). Si ce cocktail thématique reste assez conventionnel, ce tome 1 a le mérite de nous plonger dès les premières pages dans l’ambiance. Malgré un scénario qui ne s’embarrasse guère de subtilités et quelques facilités, on se laisse embarquer dans cette aventure au rythme soutenu, aux rebondissements nombreux et aux révélations qui arrivent suffisamment tôt pour maintenir la curiosité. Passé par l’univers Marvel (« X-Men »), Alex Lins semble lui très à son aise lorsqu’il s’agit de donner corps aux créatures démoniaques et autres abominations qui peuplent ce Paris crépusculaire, joliment colorisé par Natalia Marques. Certaines cases manquent il est vrai de lisibilité mais le cahier des charges pour une série spectaculaire qui mise avant tout sur le divertissement, est donc pour l’instant rempli. Suite et fin dans le prochain tome.
Dessinateur: Alex Lins – Scénariste: Eric Corbeyran – Editeur: Soleil – Prix: 17,50 euros.

