RAT CITY – Tome 1
Dans un futur dévasté, un ancien soldat amputé aux pouvoirs inimaginables est le dernier espoir de l’humanité. Un spin-off futuriste à « Spawn » bourré d’adrénaline.
2107, la Troisième Guerre mondiale bat son plein même si elle ne dit pas son nom. Mutilés, certains soldats se voient offrir une nouvelle chance grâce à des prothèses cybernétiques à base de nanites (des nano-robots) qui empruntent autant à la magie qu’à la science. Peter Cairn, amputé des deux jambes, est de ceux là. Mais un black-out déclenché par un certain AI Simmons active chez lui d’étranges pouvoirs et mutations. Devenu un «Deviant», Peter Cairn se retrouve traqué par les puissances industrielles qui ont contribué à sa création.
Dérivée de « Spawn », cette nouvelle série cyberpunk est écrite par Erica Schultz, connue pour son travail sur « The deadliest bouquet » et « Moon Knight: black, white and blood ») et dessinée par Zé Carlos (« Captain America » et « Strange Academy: Moon Knight »). Le cadre, pas si éloigné dans le temps que le notre, donne à voir un monde ravagé et des cyborgs assez spectaculaires, hybrides étranges entre technologie et forces infernales où la perte d’humanité ne vient plus d’un pacte démoniaque, mais d’un système industriel dominé par les corporations et la technologie qui transforme les corps et les individus en simples ressources.
Sur fond de transhumanisme et de quête d’identité, l’univers décrit s’avère donc assez riche tandis que visuellement le lecteur en prend plein les yeux avec des scènes d’action nerveuses et des décors urbains immersifs. Le trop-plein de couleurs saturées et fluo fatigue assez vite néanmoins.
Dessinateur: Zé Carlos – Scénariste: Erica Schultz – Editeur: Delcourt, collection Contrebande – Prix: 32,95 euros.

