VENEZIA – Tome 2. Codex bellum

Une histoire d’espionnage burlesque soutenue par un dessin caricatural et drôle.

A Venise, il n’y a pas que des gondoles il y a aussi des espions !
Dans l’Italie du XVIe siècle, la république de Venise est au cœur des convoitises de la France et de l’Allemagne. Un mystérieux objet de Léonard de Vinci pourrait bien la faire basculer dans un des deux camps.
L’empereur Charles-Quint dépêche donc à sa recherche le peintre Giuseppe Pintorello tandis que la cantatrice Sophia Cantabella est aux ordres du roi François 1er.
Mais que le lecteur ne s’attende pas à découvrir une histoire d’espionnage sérieuse et sombre.  » Venezia  » est une comédie drôle qui se déroule à toute vitesse. Les héros passent leur temps à sauter de toit en toit, à entrer par une fenêtre et ressortir par l’autre, à se faire des coups pendables ou à chercher un crâne tatoué dans tout Venise. Les situations sont burlesques et les personnages annexes sont tout aussi originaux et drôles tel le doge de Venise qui aime peindre ses caniches en bleu, rose ou vert.

A vrai dire, le lecteur se moque un peu de savoir s’ils mettront la main sur cet objet. Car s’il y a suspense, il tient surtout dans la relation ambiguë qu’entretient Guiseppe et Sophia. Logeant dans le même hôtel et ignorant leur activité respective, ils se détestent cordialement et passent leur temps à s’envoyer des insultes à la figure. Mais tout n’est pas si simple car, clin d’œil aux comics, nos deux personnages changent d’apparence pour enquêter : une perruque blonde pour Guiseppe qui devient l’Aigle, des collants et une cagoule noirs pour Sophia qui se fait appeler désormais Le scorpion noir. Et là oh magie, les deux espions sont irrésistiblement attirés l’un vers l’autre…

Quant au dessin, il est simple, drôle et accrocheur. Il épouse parfaitement une histoire où tout n’est que caricature. Lorsque Trondheim et Parme s’attellent à un vaudeville en bande dessinée, le résultat est garanti : on s’amuse et c’est bien là l’essentiel.

Dargaud

Share