THE BIG BURN

Un couple de braqueurs de talent se lancent dans un casse en Enfer pour récupérer leur âme vendue au diable. Divertissant.

Tels des Bonnie et Clyde du XXIe siècle, Owen et Carlie forment un couple de braqueurs hors pair accro à l’argent facile et surtout l’adrénaline. Mais forcément ils finissent par se faire arrêter et c’est là que Satan en personne intervient en leur proposant la liberté contre leur âme. Sauf que sans elle, ils se retrouvent comme vides incapables d’apprécier la vie et d’aimer. Owen décide donc de recruter une équipe de damnés pour… pénétrer en Enfer et récupérer ce qui leur appartient!
Et si l’Enfer ressemblait à un gigantesque casino, que les tourments infligés par le diable étaient de donner éternellement de l’espoir aux damnés pour mieux les frustrer ensuite et que les âmes échangées étaient gardées précieusement dans un coffre-fort… Producteur exécutif de la série « Lucifer » sur Netflix, Joe Henderson signe un récit faustien en un seul tome (même si la fin ouverte laisse imaginer une suite possible) riche en rebondissements. Entre la présentation des différents protagonistes moins lisses qu’il n’y paraît, la découverte de l’Enfer et l’action pure, le tout en seulement 140 pages, le lecteur n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer.
Il y a quelques facilités scénaristiques et le casse du siècle – récupérer les âmes des damnés – façon « Ocean’s Eleven » est lui-même vite expédié mais l’ensemble reste très divertissant avec de bonnes idées, des cadrages cinématographiques et un trait élégant.

Dessinateur: Lee Garbett – Scénariste: Joe Henderson – Editeur: Delcourt, collection Contrebande – Prix: 20, 50 euros.

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