LE NECRONOMICKEY

Entre humour noir et horreur, une série d’histoires courtes autour de l’horrible malédiction s’abattant sur les malheureux membres de la famille Faramine.

Sucé par une vieille femme comme une tique sur le dos, dévoré de l’intérieur des asticots, monté comme un cheval par une unijambiste ayant greffé sa colonne vertébrale… Tel est le funeste destin des membres de la famille Faramine raconté à travers une dizaine d’histoires courtes par un monstrueux narrateur démiurge nommé Nyarlapoupeth. Des récits lovecraftiens – le titre est un premier hommage à l’auteur du « Nécronomicon », cet ouvrage fictif du mythe de Cthulhu écrit par un poète arabe fou, un certain Abdul al-Hazred – où le surnaturel côtoie le cauchemar, où les monstres en tous genres s’en prennent à de malheureux humains à la tête disproportionnée, au strabisme prononcé et aux expressions déformées.
Dans un très beau et puissant noir et blanc, les planches de Foerster (« Monstrueuse parade », « Pinocchio », « Certains l’aiment noir ») mettent en scène ces personnages bizarres et inquiétants, ces créatures répugnantes dans des décors sinistres aux perspectives renversantes. A la fois grotesques et dérangeantes, suscitant parfois jusqu’au dégout, les histoires de ce « Nécronomickey » atteignent leur but.

Scénario et dessin : Philippe Foerster – Editeur : Fluide Glacial – Prix : 19, 90 euros.

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