LA CHANSON DE LALA – Tome 1

Chargée de recueillir le souvenir des défunts, Lala désobéit aux règles de son clan qui lui interdisent d’interagir avec les humains. Le sujet de la mort abordé avec finesse dans une ambiance douce-amère.

Lala et sa sœur Aridéla font partie du clan des Mnème c’est-à-dire qu’elles sont chargées de recueillir les souvenirs des défunts, et de les accompagner vers l’au-delà grâce à des rituels chantés. Elles n’ont en revanche pas le pouvoir de donner la mort contrairement au clan des Kalm. Curieuse, Lala remet cependant en question les règles strictes des siens, ne comprenant pas pourquoi elle ne peut pas interagir avec les humains.
Après « La forêt magique de Hoshigahara », Le Renard Doré revient avec une nouvelle série en quatre tomes, réalisée par une nouvelle mangaka, Sui Kohno. Comme le laisse imaginer l’intrigue, l’autrice explore donc des thématiques difficiles comme notre rapport à la mort et le deuil mais ce sont aussi les questions de la transmission, des responsabilités familiales et de l’émancipation qui sont abordées. Mais le personnage de la jeune Lala, lumineuse et bienveillante, permet de contrebalancer le sujet. Le ton doux et poétique, volontiers métaphorique, et soutenu par un trait fin et des décors détaillés permet aussi d’apporter de la légèreté à une lecture destinée à un public adolescent.

Dessin et scénario: Sui Kohno – Editeur: Rue de Sèvres, collection Renard Doré – Prix: 9,90 euros.

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