EQUATION À UNE INCONNUE

Aidé par les amis de son village natal, Olivier tente de retrouver une inconnue qui lui a déclaré sa flamme à la piscine quand il avait 18 ans. Un récit feel-good sur le retour aux sources.

Une déclaration d’amour au bord de la piscine municipale de Cyvette + un jeune homme complètement myope sans ses lunettes = la silhouette d’une jeune femme impossible à identifier. 26 ans plus tard, devenu chauffeur de taxi et un peu cabossé par la vie, Olivier n’a toujours pas résolu cette équation sentimentale… Alors lorsqu’un concours de circonstances le ramène pour quelques jours dans sa petite ville, Olivier se voit offrir l’occasion de retrouver ses amis d’enfance et peut-être de mettre enfin un nom et un visage sur ce souvenir qui le hante depuis toutes ces années.
«L’amour est aveugle», dit-on, ici il est donc surtout myope. Frédéric Peynet (« Phoenix », « Le projet Bleiberg ») tire de ce postulat une comédie où l’inconnue n’est finalement qu’un prétexte. On y parle moins d’une histoire d’amour que d’un retour aux sources. Celui d’un homme qui retrouve des visages familiers et une part de lui-même laissée en chemin.
Les péripéties s’enchaînent avec une crédibilité parfois toute relative, l’énergie que toute la ville met en branle pour retrouver cette mystérieuse amoureuse est certes excessive. Mais les seconds rôles sont hauts en couleur, un brin envahissants mais plutôt attachants et on se laisse porter avec plaisir par le scénario. Le dessin de Frédéric Peynet fait le reste. Cyvette existe pleinement, avec ses commerces, ses rues, ses habitants et cette agitation de petite ville où tout le monde finit par se mêler des affaires des autres. Son trait semi-réaliste privilégie la lisibilité et l’expressivité et les couleurs chaudes donnent à l’ensemble un parfum de vacances. Une lecture généreuse, souriante et résolument feel good.

Dessin et scénario: Frédéric Peynet – Editeur: Grand Angle – Prix: 19,90 euros.

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