Un quart des Français sont des lecteurs de mangas selon l’Arcom
L’étude dresse un état des lieux du genre dans l’Hexagone en 2025.
Alors que le manga et l’anime rencontrent en France un engouement croissant (42% des Français consomment l’un ou l’autre), l’autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique Arcom vient de publier une étude intitulée: «Le manga et l’anime en France: des cases aux écrans, panorama et perspectives de la création graphique japonaise». Objectif: identifier les enjeux et orienter les actions de lutte contre leur consommation illégale.
S’agissant plus spécifiquement du manga, le marché, en croissance régulière entre 2015 et 2020, a doublé entre 2020 et 2021, atteignant 353M€, puis 381M€ avant de retomber à 309M€ en 2024 avec 36 millions d’exemplaires vendus en France par une cinquantaine d’éditeurs. Il n’en reste pas moins qu’un quart des Français (23%) lit des mangas, cinquième genre le plus lu en littérature. La quasi intégralité du marché français repose sur la vente de manga papiers alors qu’au Japon l’édition numérique de mangas atteint environ 60% du marché total de l’édition de manga.
L’étude note par ailleurs, que parmi les défis auxquels doivent faire face les éditeurs figure la diffusion illicite des contenus: plus de la moitié des consommateurs de manga ou d’anime (57%) ont accédé à l’un de ces contenus de façon illicite au cours des douze derniers mois. Les lecteurs de mangas sont 43% à avoir des pratiques illégales. A noter que 51 % des visiteurs de sites illicites proposant ces contenus les considèrent comme légaux.
Le piratage intervient « le plus souvent dès leur transmission aux imprimeurs: par le biais d’employés complices, ces réseaux parviennent à obtenir les chapitres bien avant leur publication officielle. Une fois les fichiers sources diffusés, le relais est pris par des communautés actives d’amateurs qui prennent en charge la traduction non autorisée des chapitres de mangas ». L’accès rapide aux contenus est la première raison évoquée par les lecteurs illicites de mangas pour justifier ces pratiques (40 % d’entre eux), devant l’argument économique (39 %).
