« Nagasaki », Prix Révélation Adagp/Quai des Bulles 2020

La récompense a été attribuée à Agnès Hostache par un jury de professionnels.

Pour la cinquième année consécutive, Quai des Bulles, le festival de la Bande Dessinée et de l’Image projetée de Saint-Malo, et l’Adagp, société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques, se sont associées pour décerner leur prix qui vise à encourager et valoriser le travail des jeunes auteurs de bandes dessinées. La Révélation Adagp/Quai des Bulles 2020 a ainsi été attribuée à Agnès Hostache pour sa bande dessinée « Nagasaki » parue aux éditions Le Lézard Noir. L’auteure recevra 5.000 euros et aura droit à un portrait filmé et diffusé sur le site d’Arte, ainsi qu’une présentation de son travail à l’Adagp.
« Nagasaki » raconte l’histoire de Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure. Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Car dans ce monde contre lequel l’imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s’est produit.
« Agnès Hostache s’approprie ici un récit littéraire, celui d’Eric Faye, et emporte son lecteur dans une adaptation graphique singulière qui se libère des codes traditionnels de la BD. Son interprétation à l’esthétique singulière grâce à une subtile peinture nous plonge dans le Japon, au coeur de deux intériorités », a jugé le jury composé de Vincent Brunner (journaliste), d’Aniss El Hamouri (lauréat de la Révélation BD 2018), de Chloé Cruchaudet (auteur), d’Eric Feres (lauréat de la Révélation BD 2019) et de Pierre Lungheretti (directeur de la Cité de la BD), sous la co-présidence de Jean-Michel Alberola et Sylvie Debré-Huerre (ayant-droit d’Olivier Debré).

« Nagasaki » était en compétition avec:
• Lucrèce Andreae pour « Flipette & Vénère » (Delcourt)
• Raùl Ariño pour « Bluesman » (Sarbacane)
• Xavier Courteix pour « Contrôle des voyageurs » (Flblb)
• Théo Grosjean pour « L’homme le plus flippé du monde » (Delcourt)
• Joris Mertens pour « Béatrice » (Rue de Sèvres)
• Christoph Mueller pour « Mighty Millborough (The) – t2 » (6 pieds sous terre)
• Lucie Quéméner pour « Baume du Tigre » (Delcourt)
• Mikaël Ross pour « Apprendre à tomber » (Sarbacane)
• Camille Royer pour « Mon premier rêve en japonais » (Futuropolis)

Le jury a également remis une mention spéciale à Mikaël Ross pour son album « Apprendre à tomber », paru aux éditions Sarbacane: « Une bande-dessinée personnelle et juste appuyée par une force d’écriture certaine et un grand sens du dialogue », a estimé le jury.

Share