«Le Festival de la BD d’Angoulême en danger de mort»: 22 Grands Prix montent au créneau
Les grands noms de la bande dessinée dénoncent la reconduction de 9eArt+ comme organisateur de l’évènement.
Florence Cestac, Régis Loisel, Philippe Dupuy, Charles Berbérian, Martin Veyron, Art Spiegelman, Jean-Claude Denis, François Boucq, Chris Ware, Franck Margerin, Jacques Tardi, François Schuiten, Baru, Blutch, Willem, Lewis Trondheim, Riad Sattouf, Hermann Huppen, Max Cabanes, Anouk Ricard, Posy Simmonds et Julie Doucet : 22 prestigieux auteurs de BD, lauréats du Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, dénoncent dans une tribune dans L’Humanité un événement qui «accumule les scandales, les erreurs de communication et le manque d’ambition, tout cela dans une totale opacité de gestion». «Le Festival de la bande dessinée d’Angoulême est en danger de mort», assurent-ils, disant qu’« il est grand temps de tourner la page 9eArt + pour que le Festival retrouve, avec de nouveaux opérateurs, les valeurs qui ont construit sa notoriété internationale ». « Sans un changement rapide et profond, l’édition 2026 risque fort d’être la dernière», concluent-ils.
Après le groupe BD du Syndicat national de l’édition, le syndicat des éditeurs alternatifs (SEA), cité par le quotidien Charente Libre a par ailleurs réclamé « l’invalidation immédiate » du résultat de l’appel à projets et la démission de Delphine Groux, dont « l’irresponsabilité et les obstructions ont bloqué les échanges que les représentants des artistes et des maisons d’édition ont tenté de construire ». « Le SEA prévient, enfin, que si la parole des artistes et des maisons d’édition n’est pas considérée avec tout le sérieux qu’elle mérite, les conséquences seront majeures et probablement irréversibles. Dès 2026. Puis en 2027. Et peut-être à tout jamais. »
