La promotion d’une BD sur l’affaire Pelicot interrompue suite à une polémique
L’un des dessinateurs a été par le passé accusé de violences sexuelles.
Signée par deux journalistes, Louise Colcombet et Mathieu Palain, douze experts et une vingtaine de dessinateurs, la bande dessinée « Notre affaire, Une BD de combat et d’espoir » est à peine parue qu’elle se retrouve au coeur d’une polémique. Celle-ci ne porte pas sur le sujet de l’ouvrage qui raconte le procès historique de l’affaire Mazan, remonte aux origines de la domination masculine et explore « des solutions concrètes pour bâtir un avenir où les femmes ne seront plus des proies, où chaque homme peut devenir un allié ».
Le problème réside dans le passé de l’un des dessinateurs, Hippolyte. Dès le lendemain de la parution de la bande dessinée, son ancienne compagne a ainsi dénoncé dans un témoignage sur Instagram rapporté par le journal La Croix les violences physiques, psychologiques et sexuelles que lui aurait fait subir son ancien compagnon, des accusations qu’il réfute. Flore Baudry avait porté plainte il y a une dizaine d’années mais celle-ci avait été classée sans suite.
Face à ses accusations, L’Iconoclaste qui publie la bande dessinée a écrit sa consternation sur Instagram et a décidé d’annuler sa promotion. « Ni L’Iconoclaste, ni les auteur·ices et expert·es de l’ouvrage n’étaient au courant de l’existence de ces accusations. Nous sommes tombé.es des nues. (…) Hippolyte n’a jamais mentionné ces accusations lorsque nous lui avons proposé d’illustrer le reportage de Louise Colcombet sur le procès de Mazan. Notre choix éditorial se serait orienté d’une autre manière si nous avions été informés. » « Nous sommes tristes et en colère pour la cause que défend cet ouvrage. Nous sommes désolé.e.s pour Flore Baudry », conclut l’éditeur.
