Festival Quai des Bulles 2026: le palmarès
La 45e édition de la manifestation de Saint-Malo a décerné ses cinq prix.
Le festival Quai des Bulles 2026 qui s’est tenu du 9 au 11 octobre 2026 à Saint-Malo, a délivré son palmarès. Le prix Jeunesse Ville de Saint-Malo, attribué par un jury d’écoliers malouins, viendra compléter le tableau en décembre 2026. A noter que, sur les trois jours du festival, 38.000 visiteurs ont participé aux rencontres, animations, expositions et découvertes proposées autour de la bande dessinée.
Grand Prix 2026: Tebo.
Le Grand Prix récompense un auteur ou une autrice que l’équipe apprécie particulièrement. Salué et reconnu pour son travail, il ou elle réalise l’affiche de l’édition suivante. Cette année, le festival a fait le choix de récompenser Tebo.
Né à Caen, il décide à l’âge de 10 ans de devenir dessinateur en découvrant la BD de super héros : les X-men. Il est repéré grâce à un concours de BD, ce qui va l’amener à travailler pour le journal Tchô ! et y créer plusieurs séries à gags : « Samson et Néon, comment dessiner ? » (avec Zep au scénario) et surtout « Captain Biceps » qui va le faire connaître du grand public (avec encore Zep au scénario).
Prix du Meilleur album: « Montefiore » de Pierre-Henry Gomont aux éditions Dargaud.
Le Prix du Meilleur album est un coup de projecteur. Il est attribué à une œuvre qui a agréablement surpris et réjoui l’équipe organisatrice du festival.
Andrea et Angelo, deux frères passionnés de chevaux, assistent à une course. Mais pas n’importe quelle course : une de celles qu’on ne voit qu’en Italie, où les chevaux galopent dans d’étroites ruelles et sur des places bondées ; où les cavaliers montent à cru, s’empoignent, chutent, et, pour gagner, déploient autant de talent que de vice. Pour le vice, c’est Guido le meilleur. Et les enfants ne sont pas peu fiers, parce que Guido, c’est leur oncle. Même si celui-ci rencontre ses neveux pour la première fois, il les invite pour l’été dans l’élevage familial. En Italie, la famille, c’est sacré. Montefiore parle de la famille, de celle qui nous a vu naître, et de celle que l’on construit. Dans l’ardeur du dessin autant que dans les mots, Pierre-Henry Gomont montre l’enfance lorsqu’elle se heurte à l’ordre établi.
Prix Ouest France / Quai des Bulles: « Akari » de Marco Kohinata, aux éditions Le Lézard Noir.
Le Prix des lecteurs Ouest-France/Quai des Bulles désigne un ouvrage paru dans l’année et vient récompenser ses auteurs. Ce prix construit en partenariat est décerné par un jury de lecteurs âgés de 18 à 35 ans.
Ayant perdu goût à la vie suite au décès de son épouse, Fumiyo Kagari, un vieil artisan vitrailliste, reçoit un jour la visite de sa petite-fille Akari, dont il n’avait plus aucune nouvelle depuis des années. La fabrication de vitraux va leur permettre de nouer des liens, jusqu’à une révélation inattendue…
Prix Révélation ADAGP / Quai des Bulles: « Levure » de Juliette Hayer, publié aux éditions Sarbacane.
Le prix Révélation de l’ADAGP/Quai des Bulles vise à valoriser et à encourager le travail des jeunes auteurs de bandes dessinées. Il récompense un auteur ou une autrice travaillant ou résidant en France, ayant publié au maximum trois albums, dont un dans l’année.
Charlotte rêve de cinéma mais personne ne veut de ses scénarios. Elle intègre alors les rangs d’une boulangerie-sandwicherie de gare. Un job alimentaire, du temporaire, le temps de… Mais ce travail, avec ses cadences infernales, ses règles d’hygiène strictes et sa manageuse tyrannique, la happe pour ne plus la lâcher. Comme ces phénomènes étranges, – ou hallucinations ? – qu’elle est la seule à voir : un liquide noir qui dégouline de partout, du pain, du plafond, du pétrin…
Grand Prix Jeunes Talents: Simon Robin.
Le Prix Jeunes Talents est décerné au grand lauréat du concours jeunes talents, organisé à destination des auteurs et autrices non publiés. En 2026, les participants ont produit des planches sur le thème « Roses Corsaires » proposé par les parrains du concours Jean-Christophe Deveney et Édouard Cour. Simon Robin remporte ce prix grâce au travail réalisé sur ses deux planches. « Je vois un auteur qui a déjà son univers et ses codes », soulignait Jean-Christophe Deveney lors de la remise du prix.
