Festival d’Angoulême: l’audience en justice encore renvoyée
Les organisateurs ont saisi la justice pour faire annuler l’appel à projets qui doit désigner leur successeur.
L’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA) était citée à comparaître au tribunal d’Angoulême ce 15 avril 2026 par la société 9e Art+ et l’association FIBD, après une premier report le 18 mars 2026. Les organisateurs évincés du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême ont porté plainte pour « appropriation brutale», «parasitisme» et «concurrence déloyale». «Dans l’attente d’éléments complémentaires», les avocats de l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA) ont cependant fait une nouvelle demande de renvoi. L’audience est donc fixée cette fois au 20 mai 2026.
9e Art+ et l’association FIBD veulent empêcher l’ADBDA de poursuivre son appel à projets afin de choisir un nouvel organisateur pour 2027 – le projet retenu pour l’organisation du festival doit être dévoilé dans les prochains jours – et réclament notamment 300.000 euros de dommages et intérêts.
Les organisateurs historiques du festival de BD d’Angoulême, en appellent par ailleurs à la ministre de la Culture Catherine Pégard pour sortir de la crise et éviter la «disparition» de l’évènement : «Aujourd’hui, le calendrier nécessaire à l’organisation d’une édition 2027 est d’ores et déjà compromis», écrivent les organisateurs dans un communiqué évoquant «un festival massacré, un territoire sacrifié, des millions envolés». L’avocate de l’Association FIBD estime aussi que les dettes de 9e Art +, «dépassant le million d’euros», risquent «d’entacher le festival».
