Fabrice Neaud et Évariste Blanchet invités d’honneur du SoBD 2024

Le 14e salon de la bande dessinée se tiendra les 29, 30 novembre et 1er décembre 2024 au cœur de Paris.

Pour sa 14e édition, le salon SoBD 2024 qui se déroulera les 29, 30 novembre et 1er décembre 2024 à Paris accueillera Fabrice Neaud et Évariste Blanchet. Fabrice Neaud participera à un cycle de trois rencontres et tables rondes, le samedi 30 novembre. Évariste Blanchet l’accompagnera pour la Conférence des invités d’honneur, et participera pour sa part à deux rencontres le dimanche 3 décembre, à l’occasion des Rencontres du SOB, où l’on procèdera notamment à trois commentaires de planches choisies parmi l’œuvre de Neaud. Le SoBD propose par ailleurs une master class avec Fabrice Neaud, le vendredi 29 novembre 2024, de 16h45 à 18h15, dans laquelle les participants dessineront accompagné de l’artiste.

Fabrice Neaud. En 1994, âgé de de 26 ans et fraîchement diplômé des Beaux-Arts, il cofonde la revue Ego comme x avec ses amis et auteurs Loïc Néhou et Xavier Mussat. Il y publie les premières planches de ce qui deviendra son grand œuvre, un laboratoire narratif, sans limite de temps ni de thème : Journal. Des pages de Journal paraissent également dans la revue Bananas, dirigée par Évariste Blanchet, l’autre invité d’honneur du SoBD 2024. Son écriture réfléchie, volontiers analytique contraste avec la dureté de son trait noir à la plume réaliste et hachuré, et l’âpreté sans filtre de la vie qu’il expose. Et surtout, il raconte le drame de l’amour non réciproque.
En 1996, après plusieurs publications courtes, paraît le premier opus monographique du Journal aux éditions Ego comme x. La reconnaissance encourage le dessinateur à poursuivre Journal avec un second volume en 1998, puis un troisième en 1999 suivi d’un quatrième, Les Riches heures, en 2002.
Il faudra ensuite attendre plus de vingt ans pour lire la suite de Journal. C’est aux éditions Delcourt que l’autobiographie de Fabrice Neaud se poursuit. Son second cycle, intitulé Le Dernier sergent, est initié en 2023 par Les Guerres immobiles, un album massif qui en augure encore trois autres. Delcourt réédite à cette occasion les premiers volumes de son journal fleuve de désormais plus de 1200 pages, entreprise inégalée dans l’histoire de la bande dessinée pour son souci de réalité, son degré d’intimité et sa longévité.

Évariste Blanchet. Il se découvre très tôt le goût des bandes dessinées. Au mitan des années 1960, il apprend à lire avec Le Journal de Mickey et se délecte de séries paraissant dans la presse généraliste et féminine, France-Soir, Le Pélerin, Femme d’Aujourd’hui
Dans les années 1970, il assiste ébloui à l’essor de nouvelles revues de bandes dessinées matures : Charlie, Métal Hurlant, À Suivre… C’est aussi à cette époque que le jeune Évariste, encore adolescent, passe d’amateur éclairé à acteur de la scène fanzineuse, alors en plein boom. Il signe des articles pour des publications désormais disparues, Tresadem, Bizu… Cette dernière est publiée par un certain José-Louis Bocquet, qui avant de devenir scénariste et éditeur de renom, cofonde avec Évariste Blanchet les éditions Bédérama en 1979.
En 1981, Évariste Blanchet fonde la revue Bananas. Cette première mouture éphémère est constituée principalement de bande dessinée et connaîtra 3 numéros diffusés en kiosque. Elle ressuscitera en 1995 sous une forme trimestrielle agrémentée de contenus relevant du discours sur la bande dessinée : entretiens, critiques, articles. C’est dans cette seconde série que Blanchet publiera entre Charles Schulz et Bud Grace, les planches d’un Fabrice Neaud débutant.
Au début des années 1990, puis jusqu’en 2001, Blanchet poursuit ses publications dédiées à l’étude de la bande dessinée, avec le bien-nommé fanzine critique Critix, qui augure de l’orientation résolument textuelle de son travail par la suite. Bananas reprendra du service en 2006 sous la forme d’une parution annuelle d’une centaine de pages publiant, entre autres, entretiens, articles d’étude, critiques…

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