LA GUILDE MARCHANDE DE PANDEMONIA – Tome 1

L’épée n’est pas forcément la meilleure solution pour mettre fin à la guerre entre monstres et humains sur les terres de Pandemonia: il y a le commerce. Un début de série original et rafraîchissant.

Avec « La Guilde Marchande de Pandémonia », Kachou Hashimoto nous présente un univers de fantasy médiévale a priori bien balisé. On y suit Lucciola Lunatria, jeune guerrière équipée de ses trois griffes d’argent, bien décidée à éradiquer les monstres pour ramener la paix. Mais sa rencontre avec Bilkis Draco, marchand qui commerce avec les créatures, va bouleverser sa vision des choses.
Car ici, point de croisade héroïque. L’originalité du manga réside dans son postulat : et si la paix passait par le commerce ? Lucciola délaisse ainsi le combat pour rejoindre la guilde des marchands où l’on parle besoins, ressources, troc et tarifs avec ceux que l’on considérait jusque-là comme des ennemis.
L’introduction est assez longue, la philosophie du commerce basque et le ton épouse la naïveté de son héroïne. Mais la légèreté de l’ensemble et les créatures improbables rencontrées – un crapaud géant qui souhaite qu’on la couvre de bijoux en échange de sa source curatrice, des harpies demandant qu’on nettoie toutes les fientes de leur île en échange de coquillages – fonctionnent pour l’instant plutôt bien dans une série en quatre volumes qui ne semble pas vraiment se prendre au sérieux.

Dessin et scénario: Kachou Hashimoto – Editeur: Glénat – Prix: 7,20 euros.

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