1949

L’inspectrice Blank traque un tueur en série impitoyable dans le New York de 1949. Un mélange original entre polar noir et science-fiction.

Connu pour son travail chez Marvel Comics ou sur la franchise « Star Wars », Dustin Weaver livre avec « 1949 », un roman graphique hybride, à mi-chemin entre polar noir et science-fiction. L’histoire suit l’agent spécial Blank, brillante enquêtrice lancée sur les traces d’un tueur en série dans le New York de 1949. Les cadavres qu’elle découvre sont atrocement mutilés et baignent dans un étrange liquide gris. Mais chaque nuit, lorsqu’elle s’endort, Blank se retrouve projetée dans une autre existence… deux siècles dans le futur.
En tournant les pages, c’est d’abord la dimension graphique qui frappe. Weaver distingue clairement les deux époques par un choix esthétique radicalement différent: d’un côté, les planches réalistes au noir en blanc très contrasté qui évoque l’esthétique du film noir et les décors de l’après-guerre; de l’autre, un futur cybernétique en couleurs aux plans larges qui décrit un monde robotisé, des architectures vertigineuses et des trams aériens protégés par le dôme d’une cité.
Narrativement en revanche, »1949″ jouant constamment avec l’ambiguïté: qui rêve quoi? Quelle époque est la réalité ? La perspicacité légendaire de l’agent Blank pourrait-elle être directement liée à ces visions nocturnes qui semblent l’aider à identifier les criminels?
On aurait aimé que l’enquête soit un peu plus longue, mais le lecteur obtiendra finalement toutes les réponses qu’il attendait, au bout d’un récit dense et prenant.

Dessin et scénario: Dustin Weaver – Éditeur : Delcourt – Prix: 16,95 euros.

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