Les jeunes lisent toujours moins

Les 16-19 ans consacrent plus de cinq heures par jour aux écrans contre seulement 14 mn à la lecture, selon une étude publiée par le Centre national du livre.

Le Centre national du livre (CNL) vient de publier les résultats de la cinquième édition de son étude «Les jeunes Français et la lecture», réalisée par Ipsos BVA auprès d’un échantillon de 1.500 jeunes de 7 à 19 ans, représentatifs de la population française et interrogés en ligne. Et les résultats sont inquiétants.
Malgré un nombre de jeunes lecteurs globalement stable, le décrochage à l’adolescence reste important et la qualité de lecture est affaiblie, note l’étude. Si la lecture des jeunes est globalement stable par rapport à 2024 (84% lisent pour l’école, les études ou le travail ; 81% lisent pour leurs loisirs), la lecture décroît avec l’âge – notamment chez les garçons – et elle est toujours bien moins importante chez les 16-19 ans, qui restent nombreux à ne pas lire du tout (plus d’1/3 d’entre eux).
Pour la première fois, la détente arrive en tête des motivations de lecture, devant le plaisir et le fait de chercher à s’occuper, en forte progression (+8 pts par rapport à 2024). La préférence pour d’autres activités est le premier frein à la lecture, accompagnée chez les non-lecteurs d’un manque d’intérêt. Pourtant, les temps de lecture partagée sont plébiscités par tous les jeunes qui en ont bénéficié. Malheureusement, les parents lisent moins souvent des histoires en particulier à leurs plus jeunes enfants (7/12 ans).
Pour leurs loisirs, les jeunes passent en outre 10 fois plus de temps sur les écrans qu’à lire des livres, leur premier choix étant la bande dessinée (regroupant les albums de BD, les mangas et les comics) devant les romans. Les jeunes consacrent en effet 18 minutes par jour à la lecture loisir (-1 min par rapport à 2024, -8 min par rapport à 2016) quand ils passent quotidiennement 3h01 sur les écrans (hors lecture de livres numériques ou écoute de livres audio) et jusqu’à plus de 5h à 16-19 ans.
Régine Hatchondo, présidente du CNL, note que ce qui a changé par rapport à 2024, « c’est que les jeunes font très souvent autre chose en même temps qu’ils lisent. Même quand ils sont en train de lire, les sollicitations permanentes des réseaux sociaux éloignent les jeunes de la lecture. Elles fragmentent leur attention et altèrent profondément leur capacité à se concentrer. »

L’étude est à retrouver sur le site du CNL, ici.

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