L’éditeur Shogakukan secoué par un scandale d’agression sexuelle
Le géant japonais est accusé d’avoir embauché des mangakas condamnés pour crimes sexuels.
L’éditeur japonais Shogakukan et sa plateforme de lecture en ligne Manga One sont au coeur d’une polémique après que la présence des oeuvres d’auteur condamnés dans des affaires d’agressions sexuelles ont été révélées.
Le mangaka Shoichi Yamamoto avait été arrêté en 2020 pour avoir agressé sexuellement une élève de 16 ans d’un lycée dans lequel il enseignait. Il avait été condamné à des dommages et intérêts. Shogakukan avait alors suspendu sa série « Daten Sakusen » mais l’avait de nouveau engagé en 2022 sous le pseudo d’Hajime Ichiro pour travailler sur la série « Jôjin Kamen ». Celle-ci a depuis été retirée de la plateforme Manga One. Shogakukan a présenté ses excuses à la victime mais des dizaines de mangakas ont néanmoins fait retirer leurs œuvres de la plateforme.
La maison d’édition nippone a également reconnu que Tatsuya Matsuki, l’auteur du manga « Seisô no Shinrishi », avait lui aussi été déclaré coupable d’attentat à la pudeur avant d’être recruté sous un nouveau nom de plume, Itsuki Yatsunami.
Face à la polémique, Shogakukan a annoncé la mise en place d’un « comité d’enquête indépendant » chargé d’examiner comment tout ceci a pu se produire.
