« Le Festival d’Angoulême a-t-il encore l’âge de faire du camping? »

Samuel Cazenave, candidat aux municipales à Angoulême, dénonce la gestion de la manifestation.

Alors que le 41e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême ne démarre que le 30 janvier prochain, l’ancien adjoint en charge du festival de la BD Samuel Cazenave – et actuellement candidat aux municipales – dénonce dans un entretien au Figaro la gestion de la manifestation et les menaces qui planent sur son avenir: « La vérité, c’est que j’ai le sentiment qu’il n’y a pas de capitaine à la barre. On dit souvent: qui paie décide. Comme tout le monde finance une partie du projet, finalement personne ne décide. Les élus aujourd’hui n’ont pas pris la mesure de l’importance de ce secteur pour Angoulême, pour le territoire et même au niveau national. L’absence totale de concertation entre les édiles locaux et les éditeurs par exemple est une erreur. »

Et de s’interroger quant aux équipements: « Est-ce qu’à 41 ans, le festival a encore l’âge de faire du camping dans des chapiteaux gonflables? (…) Chaque année, cette installation coûte un million. Au bout de dix ans, cela fait dix millions. Avec un tel budget, on peut construire quelque chose de très convenable » estime Samuel Cazenave.

Enfin, le candidat angoumoisin propose pour redynamiser le festival d’élargir le « concept de bande dessinée. Travailler sur la vidéo, l’animation et l’illustration. »

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