Le 9e art rend hommage aux victimes de « Charlie Hebdo »
Depuis l’attentat du journal le 7 janvier, qui a causé la mort de douze personnes, les hommages des auteurs de bande dessinée affluent du monde entier.
« Le dessin, lui, est éternel et, dans nos coeurs, les dessinateurs disparus de « Charlie Hebdo » le
seront toujours aussi », a notamment communiqué le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême dès mercredi. « Je suis effondré, j’ai reçu cette nouvelle comme vous tous en pleine poire, je ressens à peu près les mêmes choses que j’ai pu ressentir le 11 septembre lors des attentats de New-York, j’ai l’impression qu’il y aura un avant et un après 7 janvier » a déclaré Philippe Geluck. Tomi Ungerer s’est dit lui « totalement bouleversé, je ne trouve pas les mots. Ca m’a touché moi, comme ça devrait toucher chaque personne imbue de liberté. On te liquide pour des dessins ou des écrits, il faudra un bout de temps pour digérer ça ».
« On pensait leur rire inattaquable, intouchable. On est dans l’obscurantisme absolu. Ils ont été exécutés pendant la conférence de rédaction, au moment où les idées fusaient, dans ce travail collectif. Ils étaient sur la marche du monde, c’était des vigies.