Festival d’Angoulême : les organisateurs évincés attaquent en justice leur successeur désigné
La société Morgane est visée par une plainte pour « parasitisme et concurrence déloyale », comme l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême.
Alors que l’Association pour le développement de la BD à Angoulême (ADBDA), missionnée par les pouvoirs publics, a retenu le projet du groupe Morgane pour l’organisation du futur Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, Franck Bondoux et Delphine Groux, respectivement président de la société 9e Art + et présidente de l’association du FIBD, attaquent en justice la société Morgane pour « parasitisme et concurrence déloyale ».
L’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), est déjà visée pour les mêmes motifs. Les plaignants réclament 300.000€ de dommages et intérêts «pour le préjudice subi». Les avocats de l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA) ayant cependant fait des demandes de renvoi, l’audience est désormais fixée au 20 mai 2026.
Dans un communiqué publié sur Facebook, l’association du FIBD estime que « cette situation met en péril la tenue du FIBD en 2027 : une décision de justice favorable à l’association historique et son partenaire, annulerait l’appel à projet et rendrait matériellement impossible l’organisation du Festival pour la deuxième année consécutive, avec des conséquences économiques, sociales et culturelles lourdes pour le territoire charentais et plus généralement pour le secteur de la bande dessinée ». L’Association du FIBD et 9eArt+ « restent ouvertes à une solution négociée pour permettre une transmission sereine », précise le communiqué.