Y A PAS DE MAL À SE FAIRE DU BIEN
Le jeune et timide Hugo est embauché dans un love-shop… un recueil de gags décomplexé, inégal mais souvent drôle.
Fraîchement débarqué dans les pages de Fluide Glacial, Tim Charx livre un premier album qui s’inscrit dans l’ADN de la maison : un humour volontiers potache, un brin grinçant, parfois salace, mais porté par une galerie de gags en strips rythmés. Le héros, Hugo, est un jeune homme aussi inexpérimenté dans la vie professionnelle que dans les choses du sexe. En manque de travail, il ravale sa timidité et ses scrupules pour accepter un poste dans le love shop « Bienvenue au Double Sens », dirigé par Nathalie. Son initiation accélérée aux subtilités d’un univers dont il ignore tout peut commencer.
L’idée n’est pas de rire aux dépens des clients ou du métier. L’humour naît avant tout du décalage entre un vendeur qui découvre avec naïveté un monde dont il ne maîtrise aucun code, et une patronne blasée, qui accueille chacune de ses réactions avec flegme.Tous les gags ne fonctionnent pas mais les bons mots fusent et les situations cocasses s’enchaînent sans sombrer dans la vulgarité malgré la thématique. Le dessin, très stylisé et proche de la caricature, accentue encore les expressions outrées des personnages. Au final, « Y a pas de mal à se faire du bien » est un recueil de gags sympathique et décomplexé.
Dessin et scénario: Tim Charx – Editeur: Fluide Glacial – Prix: 12,90 euros.