Indicateurs financiers : la BD a tendance à se démarquer

, par Estelle

Comme chaque année, le cabinet KPMG s’est penché sur les résultats de 193 maisons d’édition.

Pour la 9e année consécutive, le cabinet KPMG a passé au crible 193 maisons d’édition en se penchant sur des indicateurs financiers de 2013. Résultat, la tendance du chiffre d’affaires et de la rentabilité a été à la baisse en moyenne (-0,4% en 2013 par rapport à 2012) chez les éditeurs, mais avec de nettes disparités selon les secteurs éditoriaux. La BD se détache d’ailleurs largement puisque le chiffre d’affaires a progressé de +4,7% tandis que la production a augmenté de 4,5%.
Globalement, les groupes ont réussi à maintenir leur CA malgré la baisse de l’activité de leur maison mère, notamment grâce aux maisons d’édition de taille intermédiaire qu’elles détiennent, mais les indépendants eux ont souffert de manière importante en 2013.
KPMG note également qu’en moyenne les avances auteurs rapportées à la production de biens ont augmenté de neuf jours entre 2012 et 2013. La BD en revanche est le seul secteur éditorial où celles-ci sont négatives (-1 jour) contre 15 jours auparavant !
Les coûts auteurs ont augmenté plus vite que les charges auteurs dans le secteur de la bande dessinée (respectivement +0,7 point et +0,5 point) en partie du fait de l’alourdissement des dépréciations (+4,4 points), selon le cabinet qui constate encore que la bande dessinée se détache du reste au niveau de la rentabilité : +5,5 points (à 13,8%) contre -0,2 point en moyenne. En revanche, la valeur ajoutée rapportée au chiffre d’affaires dans la bande dessinée est de -0,3 point (+0,6 en moyenne).