SOLO, CHEMINS TRACÉS - Tome 1. Fortuna

Tuer ou être tué, manger ou être mangé. Un spin-off à "Solo" où l’héroïne est une chatte, seule dans un monde où tout n’est que survie. Une nouvelle aventure anthropomorphique dynamique.

"Solo, chemins tracés" n’est autre qu’une série spin-off de "Solo", l’aventure d’un jeune rat survivant sur une Terre hostile ravagée par les armes nucléaires et chimiques où de nombreuses espèces animales ont muté et développé une taille et une intelligence semblables à celle des humains. Les lecteurs ne seront donc pas dépaysés puisque cette nouvelle série reprend le même principe, sauf que cette fois le héros est une chatte. Ses parents ayant été tués par quelqu’uns des nombreux prédateurs évoluant sur la planète, Fortuna devra tenter seule de retracer le chemin parcouru par sa famille jusqu’à son grand-père. Et ce avec l’aide du carnet rédigé par son père et des signes gravés sur des pierres à l’aller.
C’est donc un nouveau voyage initiatique fait de rencontres (bonnes et mauvaises) au coeur d’un univers sombre et violent que les deux Espagnols nous proposent. Le lecteur est immédiatement plongé dans le bain mais la narration est claire et fluide, alternant le passé avec la famille réunie et le présent où Fortuna doit se débrouiller seule. Hormis l’héroïne, les personnages anthropomorphiques sont peu développés mais il est vrai qu’ils ne font que passer : "Solo, chemins tracés" est avant tout une quête solitaire. C’est aussi une manière de traiter du thème de la transmission et de l’importance des livres. Le dessin offrant la même lisibilité et la même fluidité que le scénario, avec des planches évoquant l’animation, on a au final un début de série engageant.

Dessinateur : Alvaro Iglesias - Scénariste : Oscar Martin - Editeur : Delcourt, collection Contrebande - Prix : 14,95 euros.