KEIRES

Un roman policier graphique, intelligent et passionnant

Toute une petite ville est terrorisée par un serial killer. Des femmes, tuées d’une piqûre de poison et atrocement mais savamment mutilées, sont découvertes dans des ruelles.

Qui est le coupable ? Le professeur de chirurgie fasciné par l’anatomie ? Le sculpteur hanté par ses cauchemars ? L’ étudiant en médecine, fils d’une spécialiste en transplantation ? La clé est peut-être dans la signification du mot « Keires » en grec : les mains…

Dans la préface signée de Matteo Casali, le lecteur est mis en garde : la vérité n’existe pas. Fabriquée par chacun, c’est une vérité toujours partielle sur laquelle nous bâtissons nos propres convictions.

Dès lors, le lecteur sait à quoi s’attendre. Pour trouver le coupable, il lui faudra bien observer et tenter d’analyser les personnages de ce thriller. Le récit, sombre et inquiétant, est complexe. Le dessin – en noir et blanc – est simple mais cette simplicité contraste avec son importance pour la compréhension de l’histoire. Notamment lorsque les propos d’un des personnages sont démentis par les images qui nous permettent d’épier ses pensées.

Bref, issu de la nouvelle école italienne de bande dessinée, Michele Petrucci nous livre ici un roman policier graphique, intelligent et passionnant.

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