MECHE REBELLE - Tome 2. Alicia

, par Estelle

Bisbille au sein de Pro Tecto, la société qui gère le destin des humains : des hommes qui ne sont pas censés mourir sont envoyés ad patres et vice versa. Un deuxième tome un poil décevant pour un scénario pourtant original et pas noir du tout.

Les accidents, la faute à pas de chance ? non la faute à Madame, implacable exécutrice chargée de faire passer les humains dans l’autre monde lorsque leur heure a sonné. Sauf que suite à une erreur de programmation, elle s’obstine à vouloir mettre un terme à la vie de la jeune Kim pourtant « Elite majeure » (c’est-à-dire devant jouer un rôle capital dans le futur). Pour Alicia, sa sœur aînée, et Lorenzo, son ange gardien, il s’agit donc d’une course contre la montre pour empêcher Madame d’arriver à ses fins.
Ce que l’on commençait à sentir dans le premier tome se confirme, c’est Alicia qui semble être la véritable héroïne de la série, Kim se contentant d’apparaître de temps en temps, heureuse et insouciante du haut de ses 15 ans.
Comme dans le premier tome, ce second opus mélange habilement le fantastique et le burlesque et la mort n’est pratiquement jamais prise comme une tragédie. Le rythme est enlevé et les rebondissements sont nombreux. Pourtant ce « Mèche rebelle » est un peu en deçà. Sans doute parce que l’histoire ne progresse pas beaucoup. Il est essentiellement axé sur les « bêtises » de Madame qui se met à tuer prématurément un peu tout le monde, laissant vivre ceux qui doivent mourir et expédiant ad patres ceux qui sont censés vivre. C’est assez répétitif d’autant que l’effet de surprise créé par sa profession d’exécutrice a disparu depuis belle lurette.
Autre reproche, un début un peu confus et un découpage parfois maladroit dans cet album. D’une case à l’autre, on ne sait pas toujours où l’on est, comme lorsque Lorenzo se trouve devant un cinéma, puis devant le médiastore dans la case suivante. Cela ne gêne pas fondamentalement la compréhension mais empêche de rentrer totalement dans le récit.
Le tome suivant devant s’intituler « Madame », on imagine que la tueuse va de nouveau avoir le beau rôle. Mais on espère aussi en apprendre un peu plus sur cette Elite majeure qu’est Kim.

- Dupuis