LES MIROIRS DU CRIME - Tome 1. Les tueurs de Pigalle

, par Estelle

Pigalle dans les années 50. Le milieu de la pègre est à feu et à sang après la tentative d’assassinat de Guy Natale, patron de cabaret relativement intègre. Un polar noir très classique.

Pigalle, novembre 1954. Guy Natale s’apprête à acheter un nouveau cabaret lorsqu’une fusillade éclate, provoquant la mort de son frère et manquant de le tuer lui-même s’il n’y avait eu l’intervention providentielle d’un clochard qui s’interpose. Il a maintenant une dette envers lui. Mais avant, il lui faut découvrir qui est le commanditaire de la fusillade.
Après "Pornhollywood", Noël Simsolo et Dominique Hé nous plongent un polar des années 50, celles des "Nestor Burma", celles aussi des cabarets, des voitures rutilantes, des maquereaux, des règlements de compte et des gangsters au sens de l’honneur (ou pas). Le dessin restitue bien ce Paname nocturne et pluvieux et cette ambiance est d’autant plus séduisante que l’intrigue part au quart de tour et maintient le rythme. Pourtant, ce premier tome des "Les miroirs du crime" (un second est prévu) reste trop classique, trop codifié. On aurait aimé plus d’originalité, des dialogues plus percutants, un ton moins sérieux peut-être. Quant aux personnages, ils manquent d’épaisseur et de charisme - seul le médecin sort du lot par son style et ses répliques - et il est même parfois un peu difficile de les différencier… Le tome 2, "Carnage Blues" paraîtra le 30 août 2017.

Dessinateur : Dominique Hé - Scénariste : Noël Simsolo - Editeur : Glénat - Prix : 13,90 euros.