JOUEUR DU GRENIER - Ma folle jeunesse

, par Estelle

La folle (enfin, bof) jeunesse du gamer à la chemise à fleur. Vraiment juste pour les fans.

Les amateurs de jeux vidéos et du Net connaissent certainement le "Joueur du grenier", alias Frédéric Molas, un type en chemise hawaïenne qui présente avec humour d’anciens jeux vidéos à travers une série diffusée sur Youtube et qui enregistre pas moins de 90 millions de vues. Cédant aux sirènes du merchandising, c’est avec Piratesourcil, issu de la blogosphère BD, qu’il a imaginé une bande dessinée. Sur le mode gags humoristiques en une ou deux planches, voilà donc non pas l’histoire des jeux vidéo mais l’enfance du Joueur du grenier et de sa bande de copains dans les années 90. Des premières émotions avec la Megadrive à "Zelda" en passant par "Le club Dorothée" et "Dragon Ball Z", les références parleront forcément aux plus de 20 ans. Les autres se moqueront de cette époque préhistorique où internet, GPS, smartphones et autres tablettes n’existaient même pas....
Et après ? A moins d’être un nostalgique acharné, plonger avec un regard attendri dans nos souvenirs d’enfance en s’exclamant toutes les deux minutes "aaaah mais oui c’est vrai je m’en souviens !" ou "tiens moi aussi j’ai fait pareil, c’est marrant", ça va bien un temps. Car dans le genre, il y a désormais pléthore en bande dessinée à commencer par l’excellent Boulet. Alors pas de miracle ici, le dessin est propre mais les gags ont un goût de déjà vu et revu quand ils ne tombent pas tout simplement à plat. On pense au "Petit Spirou", "Kid Paddle" ou encore "Cédric" selon le contexte du gag, en cherchant vainement l’originalité de l’album. Ce n’est pas la scène finale et son cliffhanger idiot - pour donner envie d’acheter le deuxième tome - qui rattrapera l’ensemble. Pas plus que le "courrier des lecteurs" en toute fin d’album dont on n’a toujours pas compris l’intérêt.